mercredi 9 décembre 2009

Marie-Pierre Arthur poursuit sa conquête

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Photo d'Archives Annik MH De Carufel

Marie-Pierre Arthur offrira un spectacle bien rodé, ce mercredi au National.

Marie-Pierre Arthur
est arrivée dans le portrait l'hiver dernier avec la sortie de son premier album, un éponyme. On savait déjà qu'elle avait tout en main pour réussir à gagner le coeur des mélomanes québécois. L'album a fait l'unanimité chez les critiques. Restait à conquérir le public, ce qu'elle tâche de faire à coups de spectacles.

On peut dire qu'elle en a parcouru du chemin au cours des neuf derniers mois. Il y a eu des nominations pour les prix Écho de la SOCAN et Félix-Leclerc, mais surtout pour le Gala de l'ADISQ, alors que son nom apparaissait dans les catégories Révélation, Album folk contemporain et Chanson populaire (pour l'extrait Pourquoi).

« Je suis une grande nominée [sic], mais pas une grande gagnante, lance-t-elle à la blague, attablée dans un petit café de la Promenade Ontario. Mais d'être considérée, c'est touchant. »

Par-dessus tout, elle a eu la chance de se faire les dents sur scène à titre d'artiste solo. De l'expérience, elle en avait à la tonne comme bassiste, pour avoir accompagné des artistes tels Mara Tremblay, Stefie Shock et Ariane Moffatt. Mais lorsque les projecteurs sont braqués sur toi, c'est une autre réalité.

Moment stressant

Dans les derniers mois, il y a eu évidemment les festivals et quelques concerts en région, mais aussi le grand test de la première performance à Montréal. C'était au Cabaret La Tulipe en mai dernier, quelques semaines après la sortie de l'album.

Un moment stressant, il va sans dire, surtout que le spectacle n'était visiblement pas encore pleinement maîtrisé. Pour la performance de mercredi au National, sa véritable rentrée montréalaise, la principale intéressée promet un spectacle beaucoup plus au point.

« Le La Tulipe, c'était dans mes premiers spectacles. C'était stressant. Il s'agissait plus d'un show de rodage. Depuis, nous avons adapté quelques trucs. Nous avons dû changer le pacing (alignement de chansons) 1000 fois!

«Nous restons assez près du disque, mais avec assez d'ouverture pour que chaque musicien puisse s'exprimer. Si quelqu'un pogne les nerfs et a le goût de jouer plus longtemps, bien il joue plus longtemps! », souligne-t-elle.

La formation aussi a connu des changements. Lorsque Marie-Pierre Arthur montera sur les planches mercredi soir, elle sera entourée des guitaristes Olivier Langevin et Joseph Marchand, ainsi que des deux membres de Villa Borghese, Denis Faucher (clavier) et José Major (batterie).

Même si elle affiche maintenant une plus grande confiance, n'allez pas croire qu'elle prend les foules pour acquis.

« Chaque show, c'est la même histoire. Est-ce que je vais réussir à aller chercher tout le monde? Quand je sors de scène, j'ai l'impression que oui, et c'est gratifiant. Et même si je suis plus connue maintenant, ce sera la même chose cette semaine. La plupart du monde me verra pour la première fois en show. J'ai eu un certain succès d'estime avec l'album. J'espère maintenant aller chercher le public », poursuit-elle.

Cette conquête des foules, elle se poursuivra dès janvier, alors que l'artiste sillonnera les routes de la province. À travers ça, on pourra la voir évoluer aux côtés d'Ariane Moffatt (www.arianemoffatt.com). Pour les vacances et l'écriture d'un prochain disque, il faudra attendre encore quelques mois!

Écrit par Philippe Renault, RueFrontenac.com, le Lundi, 07 décembre 2009

lundi 7 décembre 2009

Juste là...avec Marie-Pierre Arthur

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L'heure de la vérité a sonné pour Marie-Pierre Arthur. Mercredi soir prochain au National, elle filera droit devant vers une longue tournée qui l'amènera un peu partout au Québec. L'occasion parfaite pour nous montrer son univers musical, lunatique et planant, mais toujours enraciné fièrement dans un folk bien senti. Entretien avec LA révélation de l'année au Québec, peu importe ce que l'ADISQ en pense.

Pour ton premier album, tu as été accompagnée de Louis-Jean Cormier et François Lafontaine (Karkwa) à la réalisation et aux instruments, en plus d'Olivier Langevin à la guitare et de Robbie Kuster à la batterie. Est-ce que ton spectacle a été difficile à concevoir, sachant que tes musiciens n'allaient pas tous pouvoir te suivre en tournée ?

«En fait, je le sais depuis le début qu'ils sont tous très occupés : Robbie est toujours en tournée avec Patrick Watson partout en Europe, Karkwa aussi se promène beaucoup... Mais, au départ, on pensait pas vraiment à ça. On avait un petit band avec lequel on refaisait des vieux covers dans les bars. On avait vraiment du fun ensemble, alors quand j'ai testé mes premières compos avec eux, l'équipe s'est formée vraiment naturellement.»

Est-ce qu'il a fallu que tu repenses tes chansons de long en large pour créer un spectacle plus personnel ?

«Non, quand même pas. On est parti de la base, mais c'est sûr qu'avec des musiciens différents, ça sonne différemment. En ce sens-là, on joue les chansons avec une nouvelle énergie qui sonne peut-être un peu plus rock. On s'est dit que ça servirait pas à grand-chose de refaire systématiquement le disque.»

Tu as souvent été à l'arrière-scène, aux côtés de Stefie Shock et Ariane Moffatt entre autres. Comment se déroule jusqu'à maintenant ton passage à l'avant de la scène ?

«Y'a vraiment des grosses différences. C'est vraiment plus stressant en avant de la scène parce que le plaisir du monde dépend essentiellement de toi. Quand tu joues avec quelqu'un, tu peux facilement te dissocier du spectacle et ne pas tout prendre sur tes épaules. Par contre, quand c'est ton show, c'est presque impossible de ne pas le prendre personnel si ça embarque pas. Mais, ça reste quand même juste de la musique pour moi... Le plaisir de tout ça, c'est de jouer de la musique sur un stage !»

En passant tant dans les radios commerciales que dans les radios universitaires, ton album semble faire l'unanimité. Es-tu surprise de cet intérêt généralisé-là ?

«Toute l'équipe est vraiment fière ! Personnellement, je te dirais même que c'est l'aspect de ma carrière qui me fait le plus plaisir jusqu'à maintenant. Même les ados ont embarqué ! J'aurais jamais cru, avec les textes... C'est sûr que ça fait du bien de sentir qu'on est pas passé dans le beurre, mais là je suis vraiment pas sorti du bois. Les gens ont peut-être entendu quelques chansons, mais il y en a beaucoup qui ont pas encore fait le lien avec la face ou le nom de la chanteuse. Pour qu'ils commencent à me reconnaître dans les journaux, il reste encore beaucoup de travail à faire.»

Quel genre de travail ? Est-ce qu'il y a des nouveaux projets qui s'en viennent ?

«Avant tout, il y a terriblement de shows qui s'en viennent. C'est presque épeurant. Sinon, il y a de la musique qui traîne, éparpillée un peu partout. Mais en ce moment, je suis vraiment dans un tourbillon, je sais pu où donner de la tête... J'ai sorti quelques mélodies récemment, mais je suis trop prise dans un mood de tournée pour que quelque chose se concrétise. Pour créer, j'ai besoin de longues périodes de solitude. J'en profite souvent quand mon chum part en tournée. On dirait que ça travaille mieux quand je m'ennuie...je sais pas pourquoi.»

Article de rifftabaracci le 06 décembre 09 sur 33mag.com



Entrevue Studio 12

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Studio 12 : Entrevue du lundi 7 décembre 2009 ici

Entrevue trio avec Vincent Vallières, Marie-Pierre Arthur et Marc Déry

Marie-Pierre Arthur, au gré des rencontres

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Marie-Pierre Arthur se délecte des rencontres qu'elle fait en musique. Le partage de connaissances, le choc des univers lui donnent le carburant nécessaire à aller plus loin dans sa création. Elle interprète une pièce en direct en studio, accompagnée du guitariste Joseph Marchand.

Le lundi 7 décembre 2009 dans l'émission de Christiane Charette sur Radio-Canada Première Chaîne ecouter son intervention dans l'émission ici

Energie contagieuse

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Folk et rock!

Si son premier album éponyme fait place à la confidence et l'intime, force est d'admettre qu'une fois sur scène, Marie-Pierre Arthur a préféré décupler les décibels, sans pour autant rugir, en conservant l'aspect planant de sa musique lors de ses envolées vocales, que ce soit sur Pourquoi, Elle, Droit devant, et les autres titres qu'elle a livrés avec une énergie contagieuse, entourée d'une solide formation composée du claviériste Denis Faucher, du guitariste Guillaume Doiron et du percussionniste José Major. (B.L.)

Article mis en ligne le 3 décembre 2009 le Courrier de Laval

Droit, droit devant

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Rentrée montréalaise - Marie-Pierre Arthur: droit, droit devant

Depuis la parution de son premier disque en mars, ça va terriblement bien pour Marie-Pierre Arthur, cette auteure-compositrice-interprète qui a longtemps oeuvré à la guitare basse derrière Ariane Moffatt, Mara Tremblay et Stefie Shock. «Terriblement», le mot est d'elle, et elle le répétera souvent au cours de cet entretien en forme de bilan.

Marie-Pierre Arthur fait sa rentrée montréalaise officielle, mercredi au National.


Extrait de l'article de Philippe Papineau, Le Devoir.com, le 4 décembre 2009

dimanche 6 décembre 2009

La Petite Slague

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La Slague dévoile sa saison intimiste

La Slague du Carrefour francophone a dévoilé aujourd’hui une partie de sa programmation pour 2010, le volet intimiste présenté sous la bannière « la Petite Slague ».

Dans cette nouvelle saison de spectacles qui s’étend de janvier à mai, il y en aura pour tous les goûts, mais surtout pour ceux et celles qui aiment découvrir des artistes en ascension qui ont tout pour devenir les plus grandes vedettes de demain.

Le mercredi 20 janvier prochain, les mélomanes sudburois ont rendez-vous au Little Montreal, 182, rue Elgin, pour recevoir Marie-Pierre Arthur et son folk-rock sensible, intègre et agréablement orchestré. (...)

vendredi 4 décembre 2009

Les caméras ne savent pas quand tu te trompes d'accord

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La troisième, c'est la meilleure!

En 10 ans de carrière, Vincent Vallières est devenu une valeur sûre, franchissant un pas de géant avec chaque album. À l'époque de Repère tranquille, je l'avais interviewé quelques heures avant son spectacle à La Tulipe, puis j'étais revenue dans la loge après, avec le caméraman de Flash, pour terminer l'entretien. Il était comme il est aujourd'hui: à la fois gentil, réfléchi, humble, drôle et baveux. On avait bien ri.

C'est le même Vincent qui s'est pointé mercredi soir lors de l'enregistrement de son troisième passage à Studio 12. Le troisième en trois ans, une troisième réussite. Et même plus. Cette fois-ci, c'était vraiment la bonne!

Particulièrement en forme, un brin malcommode, Vincent s'est prêté au jeu de l'entrevue avec beaucoup de générosité.

Il m'a étonnée plus d'une fois par ses réponses (et charmée — le gars ne connaît pas Lady Gaga, c'est génial non?) et a provoqué les rires de tous, y compris de ses invités Marc Déry et Marie-Pierre Arthur. On a discuté de la trentaine, des luncheurs constants et des caresses. À ne pas manquer.

Durant l'enregistrement, les musiciens ont insisté pour recommencer quelques chansons, ce qui a fait le bonheur du public (réentendre sa chanson préférée deux fois de suite, c'est presque un cadeau). J'étais dans la régie, entourée d'équipement sophistiqué, et je me suis demandé souvent où et quelle avait été la faute commise. Comme a dit Marie-Pierre hier soir lorsque Vincent a fait une erreur, « Les caméras ne savent pas quand tu te trompes d'accord. » Bien dit!

Article par: Rebecca Makonnen

jeudi 3 décembre 2009

Marie-Pierre Arthur sous les projecteurs

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Marie-Pierre Arthur © Julien Faugère

Après plusieurs années à jouer les bassistes dans l’ombre de grands artistes, Marie-Pierre Arthur crée toute une commotion dans le paysage musical québécois, en mars dernier, en lançant son tout premier album. Chaleureusement accueilli par la critique et le public, l’opus portant son nom l’entraîne dans un joyeux tourbillon qui la mènera au National, le 9 décembre prochain.

Récemment en lice pour le prix Écho de la SOCAN et le prix Félix-Leclerc, Marie-Pierre a été également sélectionnée dans les catégories Album folk contemporain de l’année, Révélation de l’année et Chanson populaire de l’année, avec la pièce Pourquoi, au dernier Gala de l’ADISQ. Du haut de ses 30 ans, elle admet ne pas avoir eu la chance de prendre un peu de recul.

«Je n’ai pas encore eu le temps de faire le bilan de tout ce qui s’est passé, révèle-t-elle. Mes grandes joies, ce sont simplement d’avoir été mise en nomination. Je me sens appréciée, d’autant plus que les nominations proviennent de milieux différents. Les prix Félix-Leclerc et de la SOCAN sont des récompenses d’auteur-compositeur. Ils reconnaissent donc la qualité de l’œuvre. À l’ADISQ, c’est davantage pop. Ça fait plaisir d’avoir accès aux deux mondes.»

Pendant près de 10 ans, l’auteure-compositrice-interprète a agi à titre de choriste et de bassiste pour de grands noms de la scène québécoise, dont Ariane Moffatt, Stefie Shock et Mara Tremblay. Elle s’éclate désormais à l’avant-scène, se disant à la fois étonnée et heureuse de la réception du public. «En général, l’accueil est débile. Les gens me prennent pour ce que je suis et ne viennent pas me voir parce que j’étais la bassiste d’un tel.»

C’est donc avec une nouvelle assurance qu’elle effectuera sa rentrée montréalaise, mercredi prochain. Au menu, l’intégral de son premier album, sans oublier quelques reprises et des invités surprises, dont elle refuse absolument de nous dévoiler les noms.

Un peu de mystère entoure également les covers qu’elle interprétera. «Ce sont de vieilles tounes des années 70. J’aime beaucoup la musique simple, mais un peu crottée. Je fouille beaucoup là-dedans, ces temps-ci. Ça me fait du bien d’entendre ce type de musique et d’en jouer», se contente-t-elle de donner comme indice.

Surprises ou pas, on meurt d’envie de voir son folk-rock lumineux émerger sur scène. D’autant plus qu’entourée de quatre musiciens, elle promet de se «payer la traite». De tous les collaborateurs de l’opus — citons entre autres François Lafontaine et Louis-Jean Cormier —, seul Olivier Langevin a pu se joindre à la belle Gaspésienne. Tous les autres étant pris par leurs projets respectifs, Marie-Pierre s’est donc concocté son propre band. «Ce sont de vieux chums. C’était important de retrouver la même vibe et de me sentir aussi bien qu’avec les musiciens ayant participé à l’album.»

Ce nouveau groupe de tournée a permis aux pièces d’évoluer: «La base est toujours là et ça demeure assez fidèle au disque, mais on laisse plus de place au jeu dans les chansons. C’est parfois plus rock aussi, plus cru.»

Faire le deuil

Entre quelques dates de concert, elle accompagne Ariane Moffatt dans un projet intimiste. «J’ai dû quitter son band, parce que je n’avais plus le temps de m’y consacrer. Elle partait en tournée en France, et j’avais des spectacles. J’ai eu un choix difficile à faire. Ce n’était pas le temps de me laisser tomber moi-même. Un peu parce qu’elle avait envie de faire un show intimiste, mais aussi pour que ça se termine doucement, nous avons démarré un petit projet en trio qui prend beaucoup moins de temps. Ça nous garde un peu en vie, et on fade out moins douloureusement.»

Par ailleurs, Marie-Pierre prendra finalement un peu de recul pendant les fêtes avant de sauter à pieds joints dans la prochaine année, qui s’annonce plutôt chargée. «On sera en tournée tout l’hiver. Ce sera une très grosse année sur le plan émotif. Je veux bien m’y préparer. Je vais tenter d’être vraiment consciente de chaque instant. Cette année, je n’ai rien vu passer et je n’ai pas assez profité des beaux moments. Je veux réussir à prendre plus de recul face aux événements.»

Marie-Pierre Arthur effectue sa rentrée montréalaise le 9 décembre prochain à 20 h, au National. Avec pas d’casque assurera la première partie.


Article de Marie-France Pellerin / 7Jours le 2009-12-03

Le beau risque

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photo: John Londoño

Marie-Pierre Arthur: "J'ai pris beaucoup de risques; mes affaires allaient bien avant. Je me suis lancée dans quelque chose de complètement inconnu, d'insécurisant à tous les niveaux, c'est un gros move que j'ai fait là."

Marie-Pierre Arthur est arrivée dans le paysage de la chanson d'ici l'hiver dernier avec ses grands yeux noirs, son air un peu space, une jolie voix claire, sa drive de bassiste et un premier album éponyme sous le bras... Retour sur une année grisante.

Déjà remarquée comme ovni en orbite autour de la constellation Karkwa, comme musicienne auprès d'Ariane Moffatt, de Mara Tremblay, de Stefie Shock, de Michel Faubert et de combien d'autres, Marie-Pierre Arthur s'est détachée du lot telle une Feist ou une Emily Haines s'aventurant hors du clan Broken Social Scene. D'ailleurs, elle pourrait être la petite cousine québécoise de ces rockeuses donnant dans un registre plus souvent tempéré que décapant, celui des Cat Power, Eleni Mandell, Mara Tremblay, Martha Wainwright et compagnie. Grosse année pour la native de Grande-Vallée, qui jette un regard sur tout le chemin parcouru en 2009.

Vertiges et enivrements

Là tu te "J'ai pris beaucoup de risques; mes affaires allaient bien avant. Je me suis lancée dans quelque chose de complètement inconnu, d'insécurisant à tous les niveaux, c'est un gros move que j'ai fait là. L'année se termine et j'ai l'impression que c'est arrivé, que tout ça a pris forme et que ça existe, confie Marie-Pierre, fière et droite. Depuis peu, j'ai le sentiment d'être devenue une chanteuse. Le switch a été long à faire dans ma tête, car je continue d'être musicienne pour d'autres artistes... Mais je sens que je suis en train de le vivre, maintenant, de l'assumer et de tomber dedans, sur scène, dans ma vie... Ce que j'ai trouvé plus difficile, c'est le côté abstrait des débuts, quand j'ai lancé l'album. Tu fais pas encore de shows, t'attends, on te dit que ça va bien, mais t'es pas dans l'action... T'es là: "Quessé ça? Je fais quoi, là, moi, c'est quoi ma vie?""pitches" dans tous les sens et t'essaies de faire de quoi, mais ça demeure abstrait. La promo, par exemple: tu parles de toi mais t'es pas en train d'accomplir quelque chose. J'ai eu du mal à m'adapter; la seule affaire concrète, à mes yeux, c'est de monter sur scène et de donner un show."

Premier constat, Marie-Pierre n'est pas que cette fille un peu lunatique, la tête dans les étoiles, complètement absorbée dans ses pensées qui se balancent... Elle est enracinée, dans l'action. "Mais j'ai un côté terriblement vedge aussi! Je vois ça comme mon côté dark: c'est la personne qui répond pas au téléphone, qui voudrait pouvoir se couper du reste du monde quand ça lui chante. Maintenant, faut que je sois plus rejoignable..."

Qu'est-ce qui fait qu'une musicienne aussi épanouie et en demande, une fille de gang, décide un jour, comme ça, de virer sa vie et son agenda à l'envers en montant un projet solo? "L'idée que ça pourrait être le fun revenait en boucle dans ma tête de plus en plus souvent: ce serait le fun, ce serait le fun, ce serait... À un moment donné, je ne pouvais plus l'ignorer. Les petits flashs que j'avais au départ se sont transformés en une véritable obsession. Parfois je me disais: "Personne ne me demande quoi que ce soit, je peux lâcher maintenant, personne ne va s'en apercevoir", mais j'aurais eu l'impression de passer à côté de quelque chose. Pendant un petit bout de temps, je me suis sentie prisonnière de mon idée parce que j'avais pas encore compris le chemin à prendre. Je suis quelqu'un d'assez éparpillé; j'ai dû apprendre à mettre les morceaux ensemble, à réunir des idées de musiques et des bouts de textes..." Petite gorgée d'un élixir de baies rouges, une bouchée de croque-monsieur et Marie-Pierre poursuit: "C'est aussi à force de côtoyer du monde qui crée de façon aussi saine, joyeuse et naturelle que l'envie m'est venue. Mon chum (François Lafontaine, au piano et claviers chez Karkwa), entre autres. Pour lui, composer, c'est comme parler. J'avais toujours ça dans la face, c'était à la fois contagieux et complexant."

Marie-Pierre est donc arrivée à la chanson comme on plonge du plus haut tremplin d'une piscine olympique: en se lançant malgré le vertige, après avoir retenu son souffle, pour découvrir, à la fois immobile et en mouvement, le côté grisant de l'affaire. Pari tenu, plongeon réussi.

Sa tête à "on"

Le premier album éponyme de Marie-Pierre Arthur n'a pas l'immaturité brouillonne de certains premiers efforts. À 30 ans, grâce à toutes ces années d'expérience de la musique qu'elle a dans le corps, la chanteuse-bassiste savait où elle s'en allait, ce qu'elle voulait, comment s'entourer. "J'ai étudié en chant; il faut croire que ça me manquait... Mais après mes études et avant de commencer à jouer avec tous ces artistes inspirants, il y a eu une époque très formatrice pour moi où j'ai enseigné le chant et le jazz au cégep. Je disais oui à tous les contrats possibles et inimaginables: bassiste dans les mariages italiens, choriste pour Nanette Workman, musicienne de casino. J'apprenais, sans trop savoir où je m'en allais. J'ai longtemps joué avec Édith Butler! J'en retiens tout ce plaisir qu'elle a sur un stage, sa générosité, elle se réinvente à chaque fois, ne donne jamais le même spectacle, s'adapte en fonction du public... C'est une grande femme. Mais quand j'ai eu mes premières gigs à Montréal - la première de toutes, c'était au sein de Béluga -, je me suis sentie heureuse et soulagée. C'est devenu un gros défi pour moi que de jouer de la basse pour du monde aussi créatif. Je n'étais pas encore une bassiste de course et il a fallu que je me perfectionne parce que jusque-là, j'avais plus chanté."

L'album est sorti au beau milieu de l'hiver, et Marie-Pierre a ce sourire béat lorsqu'on lui apprend qu'il a beaucoup tourné dans le lecteur de la voiture lors des longs trajets sur l'autoroute, fidèle compagnon des vacances ou des virées dans les contrées lointaines. À cette époque, il nous apparaissait porteur de grandes questions existentielles sur lesquelles gamberger, le regard tourné vers les étoiles...

Mais depuis, on a eu le temps de s'attarder aux paroles du livret, majoritairement coécrites avec Gaële Tavernier, en plus d'une reprise de Daniel Lavoie et d'un cadeau signé Michel Rivard et Louis-Jean Cormier. Notre perception du disque a changé; on sait désormais qu'un projet d'affranchissement traverse tout l'album. La narratrice fait la paix avec les démons du passé, se libère de leur souvenir. Quand c'est fini, au bout d'une "face B" planante, une porte s'ouvre. "C'est exactement comme ça que je l'ai vécu!" Lorsqu'il est question de rupture amoureuse, on n'est pas ici en mode peine d'amour comme chez Martha Wainwright ou Coeur de Pirate. On est plutôt en présence de quelqu'un qui choisit de tourner le regard ailleurs et de s'en aller droit devant. "Ça reflète bien ma personnalité parce que je suis rarement bien longtemps dans une même situation. Je me pose tellement de questions, je pense que ça se sent dans mes chansons. Ça fait en sorte que souvent, je dois passer à un autre appel, c'est plus fort que moi même si c'est déchirant. J'aime ce que j'ai, mais il faut que je parte pareil..."

Une ombre est jetée par-dessus le groove pimpant de la basse de Marie-Pierre. "Pour moi, c'était important que les mots soient larges et longs, pour qu'on puisse s'inventer une histoire en en attrapant quelques-uns au vol, un peu comme lorsqu'on observe un tableau. Je suis pas fan des textes de chansons où on t'amène exactement où on veut que tu ailles, quand tu peux pas "flyer" dans ta tête. T'es pas obligé de filer tout croche quand t'écoutes mon album, parce que même si les textes sont un peu déchirés, les musiques et les rythmiques sont happy. C'est voulu comme ça et l'album est vraiment à mon image. Je suis quelqu'un qui a du fun dans la vie même si je "crashe" une fois de temps en temps."
Marie-Pierre s'enligne pour une 2010 tout aussi enivrante que l'année qui s'achève. "Être la tête d'affiche, ça donne le vertige, c'est capoté, ça ressemble à rien d'autre... Ça procure une énergie unique que tu peux pas connaître autrement qu'en le vivant. J'en suis encore qu'à mes débuts, il y a plein de choses qui sont pas encore au point, ça mijote en maudit. Mais sortir de scène quand c'est tes affaires, ça vaut cher; le sentiment d'accomplissement est intense!"

À voir si vous aimez /Mara Tremblay, Eleni Mandell, Karkwa

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GUITARE HÉROS VERSUS HÉROÏNES BASSISTES

Comme bien des musiciennes, Marie-Pierre Arthur s'est retrouvée avec une basse entre les mains parce que dans les groupes où elle jouait adolescente, les gars se réservaient le rôle de guitariste. "Mais la basse est devenue, de loin, ce dont je préfère jouer. Je sais pas pourquoi je me sens aussi proche de cet instrument... mais je trouve ça chaud, plus enveloppant qu'une guitare. Ça doit être les vibrations, c'est presque viril! C'est quand la basse est jouée par quelqu'un qui ne le sent pas que ça peut s'avérer particulièrement quelconque." De toute manière, Marie-Pierre et sa Höfner sont en bonne compagnie au milieu des Kim Gordon (Sonic Youth), Kim Deal (The Breeders, Pixies), Melissa Auf der Maur (Hole, Smashing Pumpkins) et Julie Doiron (Eric's Trip), toutes bassistes-rockeuses inspirées...

Article de Marie Hélène Poitras,Voir.ca, le 3 décembre 2009

mercredi 2 décembre 2009

Photoshoot Voir avec Marie-Pierre Arthur !

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Les polaroids de John par bonsoundStyliste! par bonsoundPhoto artistique de renom par bonsoundPhoto artistique de renom par bonsound
Polaroid par bonsoundMaquillage par bonsoundMaquillage par bonsoundLe plafond, pas pire hein! par bonsound
Maquillage par bonsoundMaquillage par bonsoundRetouche maquillage par bonsoundEntrevue avec John par bonsound
Entrevue par bonsoundLa gang! par bonsoundMarie-Pierre Arthur par bonsoundJohn Londono, photographe. Oui oui par bonsound
Marie-Pierre Arthur par bonsoundMarie et John par bonsoundMarie-Pierre Arthur par bonsoundMarie-Pierre Arthur par bonsound
Marie-Pierre Arthur par bonsoundMarie-Pierre Arthur par bonsoundMarie et John par bonsoundMarie-Pierre Arthur par bonsound
Les polaroids de John par bonsoundLes polaroids de John par bonsoundMarie et John par bonsoundMarie-Pierre Arthur par bonsound
Marie-Pierre Arthur par bonsoundMarie, John et son assistante par bonsoundUn ampli! par bonsoundOn travaille fort! par bonsound
Shooting par bonsoundMarie-Pierre Arthur par bonsoundMarie-Pierre Arthur par bonsoundMarie-Pierre Arthur par bonsound
John et Sebastien Diaz par bonsoundShooting par bonsoundLa gentille maquilleuse par bonsoundShooting par bonsound

Cliquez sur les miniatures pour voir les agrandissements

A very good songwriter and a skilled musician

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For a day show, the joint was packed (the main room was probably 300 capacity) and was mostly Montreal locals, many of whom were there to see La Patère Rose and Marie-Pierre Arthur who was probably my favorite straight-up (albiet in French) rock act of the whole weekend. She's sort of Montreal's version of Nicole Atkins, mainstream but not in a bad way, a very good songwriter and a skilled musician. I left humming more than a few of her songs.

Extract from article by Bill Pearis, Brooklyn Vegan


mardi 1 décembre 2009

Marie-Pierre, François, Louis-Jean et les autres...

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On l’aime et on l’aimera encore plus dans le cadre de sa rentrée montréalaise au National, le 9 décembre prochain. Impossible de se le cacher, la chanteuse originaire de Grande Vallée est en train de conquérir le Québec, puis le Canada francophone avec son premier CD intitulé « Marie-Pierre Arthur« .

Musicienne émérite, choriste et bassiste vue notamment aux côtés d’Ariane Moffat et Stefie Shock, Marie-Pierre Arthur a lancé en mars 2009 un premier album solo sur étiquette Bonsound Records. Entourée de Louis-Jean Cormier et François Lafontaine (Karkwa), Robbie Kuster (Patrick Watson) et Olivier Langevin (Galaxie 500), l’auteure-compositrice-interprète offre un folk ambiant aux sonorités actuelles, une musique enveloppante située quelque part entre le country, la chanson et le rock. Ton de confidence, sujets intimes, musique très folk et planante, Marie-Pierre Arthur a réussi à se démarquer dans son premier opus. Pour l’occasion, elle a fait appel à une autre chanteuse qui fait beaucoup parler d’elle, Gaële. Si Marie-Pierre la Gaspésienne touche à tout ce qui sonne, Gaële s’est chargé du gros de l’écriture.

Louis-Jean et François seront parmi les musiciens qui accompagneront Marie-Pierre sur scène. Quand? Où?

9 décembre 2009
Heure : 20:00 – 23:00
Lieu : Le National
Adresse : 1220 Ste-Catherine Est
Ville : Montreal, QC

BILLETS:
Pré-vente 15$ + frais Porte 18$ + frais
Disponibles @ National au 514.845.2014 + sur Admission au 514.790.1245

Show à 20h!

Première partie: Avec Pas d’Casque

Article paru sur le karkwafanblogue